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| Economie - Sucrerie
LA SUCRERIE DE BRUGELETTE
HISTORIQUE Les premiers pas (1836 …) En 1836 existait déjà une sucrerie sur le territoire de Brugelette, près du Rieu de Brüne à proximité de la grand’route d’Ath à Mons.L'usine de Brugelette appartient aux frères Grenier. Elle produit 80.000 kgs en 1839 avec 125 à 130 ouvriers pendant les trois mois de campagne sucrière. Elle traite 65 hectares de betteraves. Les brasseries et distilleries sont assez nombreuses mais leurs procédés restent plutôt traditionnels.Cette fabrique ne fonctionna guère longtemps et fut vendue en 1850 aux frères Duchateau à Grandglise, qui la firent démolir. Il faudra attendre l’année 1870 pour que soit décidée la construction d’une autre fabrique de sucre sur le territoire de Brugelette. L’endroit qui fut choisi est le site actuel de l’usine: à proximité de la rivière qui fournira l’eau, dont l’usine avait alors grand besoin (l’ancienne fabrique avait dû recourir au creusement de deux puits pour obtenir l’eau nécessaire) et près du chemin de fer indispensable pour l’acheminement des betteraves, du charbon et autres approvisionnements ainsi que pour l’expédition des sucres fabriqués. La société, constituée pour un terme de 12 ans, a pour but la fabrication du sucre et a son siège à Brugelette. Dès le début de 1871 les travaux de construction commencèrent suivant les plans dressés en janvier et février 1871 par les Ateliers Dorzée à Boussu-lez-Mons. Une des premières préoccupations des industriels créant une nouvelle sucrerie était de s’assurer les récoltes de betteraves suffisantes pour la faire fonctionner. Nous avons constaté que la fabrique de 1836 avait été mise sur pied uniquement par des agriculteurs. Nous voyons que les premiers actionnaires de la sucrerie créée en 1870 sont principalement des propriétaires terriens et des agriculteurs Passage en Société anonyme (1881 …)Le 1er décembre 1881, les actionnaires décidèrent de réorganiser la Société sous la forme d’une société anonyme; la constitution de celle-ci sous le nom de "Sucrerie de Brugelette SA." fut réalisée par acte reçu par Maître Oscar Derégnaucourt, notaire à Brugelette. C’est alors qu’il fut décidé de remplacer l’ancienne installation de broyage des betteraves par de nouveaux appareils de diffusion, basés sur le procédé d’osmose mis au point en 1864 par Robert de Seelowitz en Moravie et introduit en France en 1876 (Sucrerie de Verberie sur l’Oise). Ce principe de base, considérablement amélioré, est toujours celui utilisé actuellement dans toutes les sucreries. La quantité de betteraves traitées en 1882 était de 8.000.t. en 78 jours de campagne, soit un peu plus de 100 tonnes par jour. Le prix de la betterave était de 23,70 la tonne; celui du sucre brut à 88° de 50. FB les 100 kgs. L’heureuse modernisation de l’usine lui permet de passer sans encombre le cap des années 1885 et suivantes durant lesquelles une crise économique provoque la fermeture en Belgique de 45 sucreries sur les 150 existantes . . En 1896, les sucreries se sont multipliées. En général, elles occupent un personnel assez nombreux (de 122 à 256 personnes) en comparaison avec les autres industries rurales; elles sont mécanisées. En 1910, le personnel a été réduit de plus de la moitié (755 personnes en tout contre 1807 on 1896), mais la puissance des moteurs a augmenté. Certaines ont été éliminées; deux d’entre elles seulement ont accru leurs offres de travail (Anvaing et Brugelette). Le réseau continue à couvrir tout l’arrondissement. Les sucreries n’ont pas connu un développement considérable, mais elles ont assuré le traitement et la mise on valeur d’un produit agricole régional, tout on créant plusieurs centaines d’emplois dans les villages ruraux. En 1914, suivant l’Annuaire Belge de la Betterave,la Sucrerie de Brugelette traitait 450 tonnes de betteraves par jour et produisait du sucre cristallisé blanc et du brut. A cette même date, les usines voisines avaient une capacité de : Ath 600 T., Attre 325 T., Bauffe 350 T., Enghien 400 T., Silly 400 T. Pendant la guerre de 1914-18, la Sucrerie de Warneton, située à Warneton même sur la Lys, fut détruite par les bombardements. Le "Groupe Peeters", propriétaire de cette usine, racheta en 1920 la Sucrerie de Brugelette. Cette dernière travailla une partie des betteraves de la Sucrerie de Warneton jusqu’en 1924, date à laquelle cette société reconstruisit l’usine sur un nouveau site à Fumes. Cette période fut caractérisée par l’achat de terrains avoisinant l’usine et la modernisation du matériel, investissements rendus nécessaires par les progrès de la technique: chaudières, bouillisseurs, caisses d’évaporation, machines à vapeur; la réception de grosses quantités de betteraves arrivant par rail nécessita la construction de nouveaux caniveaux et d’une station de déchargement hydraulique des wagons. En 1924, l’usine avait traité 50.000 tonnes de betteraves en 104 jours de fabrication. De 1925 à 1929, le tonnage annuel variait de 30 à 35.000 tonnes avec une production de sucre cristallisé d’environ 3.500 à 4.000 tonnes; le travail journalier moyen était de 500 tonnes. Rachat par la Raffinerie Tirlemontoise (1929) Une nouvelle étape commence en 1929 avec l’achat de la Sucrerie de Brugelette par la Raffinerie Tirlemontoise. Afin de pouvoir absorber les betteraves traitées précédemment par les petites sucreries qui ont progressivement disparu, entre autres Bauffe en 1923 et Attre en 1927, le Conseil d’Administration avait décidé de porter le potentiel de l’usine de 500 à 1000 tonnes de betteraves par jour. Une partie de ces investissements furent réalisés en 1929 : nouveau lavoir, hélice à betteraves, nouvelle batterie de diffusion, 4 évaporateurs Kestnerr, 4 turbines à sucre, 1 appareil à cuire et divers autres matériels dont certains récupérés dans les sucreries d’Attre, Chercq et Heylissem; en 1930 seraient complétées les installations des cuites, turbines et malaxeurs. Un rapport de 1936 signale que la capacité de l’usine était alors de 900 T. de betteraves par jour et qu’un contingent de production de 71.338 sacs de sucre brut à 88°, soit environ 6.300 T de cristallisé, avait été réservé à l’usine de Brugelette, suite à un accord conclu entre les fabricants de sucre belges. Ces derniers avaient, en effet, des conventions entre fabricants des diverses régions agricoles: groupe des Fabricants de Sucre de la Hesbaye (1924), Union Agricole des Flandres (1927), Union Agricole Sucrière du Hainaut (1928); les clientèles avaient été délimitées entre les usines afin d’éviter le renouvellement des abus survenus après la guérre de 1914-18 dans la concurrence acharnée entre les usines. Le tonnage moyen de betteraves traitées annuellement pour cette période de 1930 à 1939 variait de 45 à 50.000 T avec une production de cristallisé de l’ordre de 5000 à 6000 tonnes. Les circonstances dues à l’état de guerre obligèrent la Direction de Tirlemont à faire modifier on 1940 le schéma de fabrication de l’usine de Brugelette, c’est-à-dire fabriquer du sucre brut de second jet au lieu de cristallisé blanc. Cette mesure était nécessaire afin d’éviter le chômage de la Raffinerie Graeffe à Bruxelles, qui ne recevait plus de sucre brut de canne provenant de l’étranger. Durant toute la guerre, l’usine de Brugelette expédia son sucre brut chez Graeffe jusqu’à ce que les importations de brut de cannes puissent reprendre. Il faudra attendre le début des années cinquante pour que l’usine ait pansé les plaies ouvertes par la période de guerre et que les remplacements et modernisations du matériel ait donné à l’usine une capacité de production suffisante pour travailler un supplément de betteraves, dû à la fermeture des usines d’Ath (1951) et de Grandglise (1952). Les superficies de betteraves de 1.300 hectares en 1948 atteignent 3.000 Ha en 1960, avec un tonnage global de 150.000 tonnes traitées en 75 jours et une production de sucre de 19.500 tonnes, soit le triple de 1948. C’est en 1961 que fut installée la diffusion continue RT 2 en remplacement des deux batteries de diffuseurs; cette installation avait nécessité la démolition d’anciens bâtiments et la construction de celui destiné à protéger la diffusion, qui fut élevé le long de la rue des Carmes. Une politique de développement (1967 …)La politique d’extension et de rationalisation menée par la Raffinerie Tirlemontoise à partir de 1967 à Brugelette répondait bien aux exigences que le Marché Commun du Sucre allait faire naître à partir du 1er juillet 1968. Ce fut, en effet, le début de réalisations d’envergure qui allaient doubler la capacité de production de l’usine par des installations ultra modernes. Nous ne ferons que citer les plus importants de ces investissements:
C’est en 1968, le 20 mai, devant Maître Honorez, notaire à Tirlemont, que l’Assemblée Générale Extraordinaire des actionnaires de la S.A. Sucrerie de Brugelette décida la dissolution de la Société et son absorption par la Raffinerie Tirlemontoise. L’usine devenait un Etablissement de Tirlemont et Pierre Beauduin restait à Brugelette en qualité de Directeur général. Cette modification du statut juridique ne modifiait d’ailleurs en rien la politique menée par la direction de l’usine. L’année 1974 vit la réalisation de très importantes modifications prévues dans le plan de modernisation de l’usine. On retiendra principalement: une nouvelle laverie remplaçant l’antique lavoir conçu en 1930 pour 1.000 T, une nouvelle diffusion continue R.T.4 avec un profond remaniement de ce secteur, un renforcement de la station d’épuration et de filtration, la restructuration de l’évaporation, l’accroissement du stockage des sucres et des sirops, de nouveaux bureaux techniques.
Il paraît peut-être fastidieux d’énumérer les nombreuses réalisations effectuées jusqu’à ce jour mais cela montre la volonté de porter la capacité de l'usine à une capacité actuelle de travail de 10.000 tonnes de betteraves par jour avec un rendement optimum de la production; elle fabrique +/- 120.000 T de sucre cristallisé par an et ce sucre est destiné à la grande exportation. Voilà retracées à grands traits les diverses périodes de l’histoire de la Sucrerie de Brugelette que nous sommes fiers de considérer comme une des plus belles et des plus efficaces du pays. Ce résultat est le fruit de la confiance réciproque et harmonieuse entre les investisseurs qui mesurent et assument les risques,les planteurs qui produisent une betterave de qualité, les cerveaux qui créent et tous les travailleurs, cadres, employés et ouvriers qui ont le potentiel de travail indispensable à bien produire la qualité que nos clients sont on droit d’attendre. COORDONNES Sucrerie de BRUGELETTE Téléphone : 068 / 45 72 18.
LE PERSONNEL L’usine est organisée en 2 services et une cellule de support:
7 cadres En campagne (d'octobre à décembre) 7 cadres
SCHÉMA DE FABRICATION Pesage. Déchargement betteraves.
Lavage des betteraves extraction
Épuration
Évaporation
Cristallisation Turbinage Séchage et mise en silo
CHIFFRES SIGNIFICATIFS Production moyenne.Sucre cristallisé (ex betteraves et sirops) 120.000 t.Sirops de turbinage 2 ème jet 40.000 t.Pulpes humides et surpressées 180.000 t.Écumes 40.000 t. Capacité de stockageSucre 37.000 t.Sirop de turbinage 2ème jet 34.000 t.La sucrerie de Brugelette est en capacité la 5ème usine du pays (sur 8) et est la plus importante du Hainaut.Elle représente environ 15% de la production des usines de la Raffinerie Tirlemontoise et 11% de la production belge. Expédition du sucre et produits sucrésPar semaine, pendant la campagne sucrière, huit à dix trains de +/- 1.100 T. de sucre cristallisé blanc partent à destination d'Anvers.Au total de l'année, Brugelette expédie + de 100 trains vers Anvers. Principaux débouchés : Capacité de production journalière de l’usine L'évolution de la capacité de traitement des betteraves de la sucrerie de Brugelette peut être résumée dans ce graphique ci-dessous.
PRODUITS ET COPRODUITS FABRIQUES
ENVIRONNEMENT Un des volets importants du projet d'entreprise de la Raffinerie Tirlemontoise est le renforcement de sa politique en matière de protection de l'environnement, dans le respect des dispositions légales actuelles et futures. La gestion de l'environnement fait partie des objectifs stratégiques de la Raffinerie Tirlemontoise. Les systèmes appropriés pour y parvenir s'apparentent fortement aux techniques de la Qualité Totale mise en place. Le programme d'action porte plus particulièrement : Collaborer avec les planteurs et l'Institut Royal Belge pour l'Amélioration de la Betterave (IRBAB) pour diminuer la charge polluante de la culture de la betterave, Poursuivre les efforts en matière de réduction du volume des sous-produits et de la valorisation de ceux-ci (herbes, terres de betteraves, etc...), Continuer le programme d'investissements pour la réduction de la charge polluante des effluents liquides. 1 Diminuer la charge polluante de la culture de la betterave. Actions menées par le Service Agronomique. - réduction de la fumure azotée (de 30 à 50%) : analyse des sols, application en "localisé". Il existe une convergence d'intérêt naturel entre la gestion écologique et économique de la culture de la betterave. Apport bénéfique de la culture de la betterave sur l'environnement. - la betterave constitue un excellent convertisseur naturel de l'énergie : elle récupère 50% de l'énergie perçue durant les 7 mois de sa culture, en été elle prend 500 MJ/m²/mois, 2 Valoriser les co-produits. 3 Réduction de la charge polluante des effluents liquides. La Raffinerie Tirlemontoise S.A., Sucrerie de Brugelette, veut collaborer activement à la remédiation des pollutions du bassin de la Dendre. Des efforts importants en matière de protection de l'environnement ont été réalisés. L'urbanisation croissante, les captages d'eau en amont, la croissance de notre industrie, et des normes de plus en plus contraignantes nécessitent des moyens d'épuration des eaux de plus en plus performants. Pour pouvoir assumer notre responsabilité sociale vis à vis de la communauté, dans le respect de l'environnement tel que définit par notre "Mission", la Direction de la Raffinerie Tirlemontoise a décidé d'investir dans un "système" qui prévoit une dépollution globale et systématique. Ce plan de traitement d'ensemble, intégrant tous les flux d'eau et leurs charges spécifiques, est pleinement opérationnel depuis la campagne 1993. Au départ un cahier des charges a été élaboré, reprenant des informations utiles concernant la Sucrerie, les flux d'eau et les charges polluantes. Par après des essais en laboratoire ont été effectués avec nos eaux afin d'optimaliser les solutions techniques et être certains des garanties de résultat (cinétique de l'épuration, vitesse de nitrification/dénitrification, caractéristiques des boues, ...). Suite à ces études étalées sur plusieurs années, 2 stations d'épuration complémentaires ont été construites en 1993. - Station de nitrification-dénitrification. La qualité de l'effluent dépasse de très loin notre autorisation de déversement et les normes imposées. Exemple pour l'azote ammoniacal : normes sectorielles : 90 mg/l - Épuration aérobie à l'oxygène. Le but de cette installation est de traiter les eaux du circuit fermé de lavage et de transport de betteraves. L'emploi d'oxygène pur, dissous par 3 unités de dispersion (Oxyde) permet d'augmenter l'activité biologique de la lagune d'eau de reprise. Chaque jour la perte d'oxygène dissous, soit l'apport de DBO (Demande Biologique d'Oxygène) est compensée. Les matières qui absorbent au cours de leur dégradation l'oxygène dissous proviennent à 95% des pertes en sucre du circuit. Tout en continuant à mettre tout en oeuvre pour limiter les sources de pollution à leur origine, la Sucrerie de Brugelette utilise les techniques les plus poussées pour traiter l'ensemble de ses eaux. Nous avons ainsi les procédés d'épuration suivants : Épuration aérobie à l'oxygène dans des unités de dissolution (oxyde) placée en lagune
La mission du Groupe R.T.
Date de création : 12/07/2005 @ 11:46 | Calendrier
Conseil communal
Le prochain conseil communal aura lieu le 20 octobre 2008 à 19H. Attention : Le Conseil se fera exceptionnellement au Centre Culturel Lettre d'information
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